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Né en 1968 à Nîmes, Pierre Bendine-Boucar y travaille toujours.

Sa peinture, d’abord écorchée et colérique, amorce un tournant lors d’une résidence à Kaunas en Lituanie, où il peint ses premières fleurs. L’utilisation en série de cette forme et son application par pochoir n’est pas sans rappeler la pratique de Claude Viallat dont les motifs répétés sont tout aussi saturés en couleurs. Ce motif ou un autre est l’occasion d’expérimenter sur les contrastes, la force du pigment et sa luminosité, de jouer avec les limites, les juxtapositions et les superpositions donnant au motif un caractère anecdotique. Qu’il soit floral ou non, le sujet est prétexte à un jeu chromatique auquel se prend l’artiste.

La cagoule est également un support d’expression privilégié pour Pierre Bendine-Boucar. Elle renvoie au mythe du héros, mais aussi à une présence fantomatique dont les traits nous échappent. Sans pour autant disparaître, la figure se dissipe sous les motifs et couleurs qu’utilise l’artiste, faisant oublier l’expression du visage qui se cache derrière.

 

Pierre Bendine-Boucar

The Magnificient Hundred F.

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