Jeudi 22 Mars 2018 / 18h / Vernissage exposition « La science du désordre » / A+ Architecture / Montpellier

Avec les sérigraphies originales d’Alain Clément, Anne-Valérie Gasc, Bruno Peinado, Chourouk Hriech, Delphine Coindet, Gilles Barbier, Guy de Rougemont, Hervé Di Rosa, Isa Barbier, John Deneuve, Michèle Sylvander, Olivier Morvan, ORLAN, Pierre Malphettes, Tania Mouraud.

Vernissage le jeudi 22 mars 2018 de 18h à 21h
Exposition du 23 mars au 1er juin 2018

A+ Architecture
220 rue du Capitaine Pierre Pontal
34000 Montpellier

Du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 17h

L’agence A+Architecture confirme son engagement pour l’art contemporain. Tout en poursuivant sa collaboration avec divers artistes à l’occasion de réalisations architecturales (Alain Clément, Vincent Bioulès, Bernard Pagès, Hervé Di Rosa, Abdelkader Benchamma…), elle rejoint cette année Mécènes du Sud Montpellier – Sète et crée A+Art qui permettra de développer un programme d’expositions dans son siège de Montpellier.

L’artiste Pierre Bendine-Boucar assurera désormais le rôle de Commissaire d’exposition pour A+Art. Pour leur deuxième exposition, une sélection d’œuvres multiples des imprimeurs et éditeurs Tchikebe est présentée dans les locaux d’A+architecture. Basés à Marseille, les frères Ludwig-Legardez, sont présents sur la scène artistique nationale depuis une dizaine d’année et ont initié de nombreuses collaborations avec des artistes contemporains, permettant d’une part de proposer des œuvres originales à des prix abordables, et d’autre part de mettre au service des artistes les possibilités d’expérimentation de la sérigraphie via un savoir faire spécifique que développe l’atelier Tchikebe. Ce sont ces deux directions qui seront développées dans l’exposition La science du désordre, mettant en valeur la variété des propositions et le lien étroit entre la poésie, l’imaginaire et l’esprit des quinze artistes présentés. A cette occasion, l’édition originale d’une sérigraphie de trois artistes (Alain Clément, Hervé Di Rosa et Guy de Rougemont) liés au travail d’A+Architecture, coproduite par A+Art et Tchikebe, est conçue spécialement pour l’exposition. Le Mas de Lafeuillade s’associe à cet événement en présentant plusieurs sérigraphies culinaires de l’artiste Damien Berthier.

Le titre de l’exposition, La science du désordre, puise son origine dans l’ouvrage de Joseph Michel Perez, physicien et chercheur. Il oriente ses recherches sur les composites et leurs caractéristiques moléculaires.

La matière est parfois structurée dès son origine. La main de l’homme ou tout autre phénomène naturel organise celle-ci. Elle peut également être agencée dans une forme de désordre, et conserver cet état indéfiniment. Tout est question de processus comme celui de l’impression sérigraphique. En effet, ce procédé d’impression est étroitement lié à la matière, grâce à l’encre.

La création d’un tirage sur papier nécessite plusieurs passages d’encre, qui en se superposant finit par constituer une œuvre. On peut obtenir un tirage en sérigraphie en superposant plusieurs dizaines de couches d’encre. Imprimer, c’est donner une forme particulière à une matière liquide libre. Cette encre qui se répand et se fige au cœur du papier, ne se dissoudra plus et finira par évaporation à se fixer à un endroit défini par l’imprimeur. L’encre de par son protocole d’application sur le papier est dominée par le geste du sérigraphe qui avec son écran organise la construction d’une image pensée. On est en présence d’un procédé physique. Ce matériau fluide, au départ libre, se voit organisé et appliqué via ce pochoir sérigraphique

Autant de parallèles qui suggèrent le temps de l’œuvre, celui de sa pensée, de sa réalisation, de sa longévité et donc de sa diffusion. Imprimer un tirage, représente pour l’éditeur, une gravure d’un temps sur un support donné, obtenant ainsi un acte qui ne s’effacera plus. C’est donc en considérant la production d’estampes sérigraphiques de l’atelier Tchikebe que le parallèle avec les textes de Joseph Michel Perez prend sens, car à la croisée de la technique et de la poésie, ces œuvres donnent une certaine image de la pensée des artistes qui mérite d’être considérée comme une « science du désordre ».

« L’ordre reste muet à toute sollicitation, le désordre est nécessaire pour que celle-ci trouve réponse. »

Joseph Michel Perez.